Personne ne pouvait l'apercevoir durant tout le jour
Elle patientait la nuit pour jouer ses mauvais tours
Se faufilant dans les vagues du Saint-Laurent sauvage
Sous la lune dégageant un immense quartier blanc
Comme une vigie hypocrite, alerte, surveillant le rivage
Elle se mouvait dans la noirceur et défiait tous les vents
Elle patientait la nuit pour jouer ses mauvais tours
Se faufilant dans les vagues du Saint-Laurent sauvage
Sous la lune dégageant un immense quartier blanc
Comme une vigie hypocrite, alerte, surveillant le rivage
Elle se mouvait dans la noirceur et défiait tous les vents
Un certain soir, un marinier très âgé au grand cœur
Accepta d'embarquer dans son canot deux voyageurs
Une mère très inquiète et son très jeune fils en pleurs
Tôt partis de Québec depuis déjà quelques heures
Au Bas-Saint-Laurent se tramait leur triste destin
Ils calculaient toutes les minutes menant au lendemain
Accepta d'embarquer dans son canot deux voyageurs
Une mère très inquiète et son très jeune fils en pleurs
Tôt partis de Québec depuis déjà quelques heures
Au Bas-Saint-Laurent se tramait leur triste destin
Ils calculaient toutes les minutes menant au lendemain
Soudainement, la pleine lune évinca tous les nuages
L'enfant, en se réveillant, émit un cri strident de stupeur
Une femme en vêtement de blanc pur, et figure de rage
Déambulait sur l’eau profonde, en semant de la torpeur
L'enfant, en se réveillant, émit un cri strident de stupeur
Une femme en vêtement de blanc pur, et figure de rage
Déambulait sur l’eau profonde, en semant de la torpeur
Aux premières lueurs du jour, le généreux canotier
Décida d'accoster près de la grève afin de chasser
Lorsqu'il retourna avec ses prises où il avait accosté
L'embarcation vide se balançait sans les passagers
Non loin, dans les rosiers sauvages, un cri glacé
Se faisait entendre, comparable à un animal blessé
Décida d'accoster près de la grève afin de chasser
Lorsqu'il retourna avec ses prises où il avait accosté
L'embarcation vide se balançait sans les passagers
Non loin, dans les rosiers sauvages, un cri glacé
Se faisait entendre, comparable à un animal blessé
À la branche d'une épinette, la mère était suspendue
L’enfant, accroupi sur la terre, de douleur, était tordu
Dans un soupir agonisant, le petit, avec effort, raconta
Qu'une femme aux yeux verts, au visage de l'au-delà
Les avait interpellés sans cérémonie au milieu de l'écume
Ses longs cheveux noirs voltigeant parmi l'épaisse brume
L’enfant, accroupi sur la terre, de douleur, était tordu
Dans un soupir agonisant, le petit, avec effort, raconta
Qu'une femme aux yeux verts, au visage de l'au-delà
Les avait interpellés sans cérémonie au milieu de l'écume
Ses longs cheveux noirs voltigeant parmi l'épaisse brume
Sans avertissement, elle s'était emparée d'eux, criant fort
Avec une auréole de mille feux resplendissant sur son visage
Souriant malicieusement de les voir partir vers la mort
En savourant leur lamentation se mêler à travers le paysage
Avec une auréole de mille feux resplendissant sur son visage
Souriant malicieusement de les voir partir vers la mort
En savourant leur lamentation se mêler à travers le paysage
Depuis cet évènement atroce, sur les bords du grand fleuve
Les enfants apeurés retournent chez eux dès que la nuit se lève
Ils appréhendent l'eau ténébreuse ainsi que la lune nouvelle
Avec la peur au ventre de croiser la méchante sentinelle.
Les enfants apeurés retournent chez eux dès que la nuit se lève
Ils appréhendent l'eau ténébreuse ainsi que la lune nouvelle
Avec la peur au ventre de croiser la méchante sentinelle.
D'après: les légendes du fleuve
Écrit et publié par Martine Pelletier
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