Le firmament et l'eau s'amalgament en un linceul
C'est un grand large dormant où l'hiver règne seul
La neige, le gel, ont immobilisé le vaste horizon
Éclipsant les rivages, les bruits et les saisons
Pas un cri strident de mouettes, ni brise de vent
Juste la blancheur absolue, un désert mouvant
Le monde sommeille sous un manteau de givre
Où le temps arrêté nous invite à mieux vivre
La mer projette un miroir de cristal engourdi
Sous la limpidité blafarde d'un morose midi
Le calme est si vaste qu'il devient une voix
Celle de l'immense fleuve, dans le silence froid.
Publié par Martine Pelletier (+ encore)

