Sur le lit encombré et sombre du rivage, sur des galets
Une moule fine repoussée par les marées s'est ouverte
Révélant au grand jour toute sa splendeur de violet
Elle reste là, esseulée, livrée à elle-même, découverte
Une moule fine repoussée par les marées s'est ouverte
Révélant au grand jour toute sa splendeur de violet
Elle reste là, esseulée, livrée à elle-même, découverte
Jadis, double miroir, dans le fleuve, au cœur de l'eau
Chatoiement immuable d'un ciel azur bout du monde
Soudainement, elle a déserté ce gigantesque rideau
Des grandes marées impitoyables et de l'amère onde
Chatoiement immuable d'un ciel azur bout du monde
Soudainement, elle a déserté ce gigantesque rideau
Des grandes marées impitoyables et de l'amère onde
Que dire de ces bois flottés, braves témoins lointains
Voyageurs discrets, échoués tout près, sur le rivage
Tandis qu'au bout de l'horizon se meurt le soir serein
Sur ce naufragé du grand fleuve et modeste coquillage.
Voyageurs discrets, échoués tout près, sur le rivage
Tandis qu'au bout de l'horizon se meurt le soir serein
Sur ce naufragé du grand fleuve et modeste coquillage.
Écrit et publié par Martine Pelletier
