Dites-moi, où sont-elles mes années jeunesse?
J'ai vu le clair-obscur apparaître dans la lumière
Ces décennies moroses qui annoncent la vieillesse
Emportant à flots ces étés débordant de hardiesse
Ça me chagrine ces retours insensés en arrière
De ne pouvoir dire non au temps, de le voir filer
Quand les jours passent, reviennent les souvenirs
Ils se transforment souvent en rêve d'autrefois
Comme des palais en ruine, absents de devenir
Je dois continuer à vivre un seul jour à la fois
Comme un fleuve tranquille, passent les années
Laissant au passage de basses et grandes marées
Sur le rivage les empreintes des épreuves traversées