Je suis heureuse de vous présenter mon blog et de vous faire naviguer dans mon univers littéraire avec comme toile de fond, les nombreuses passions qui m'animent: histoires vraies, poésie, contes, légendes, photographie, créations, lecture, cuisine, musique, mode, décoration, animaux, horticulture, jardin, société, humour, patrimoine et histoire de ma vie et bien des surprises. Bienvenue et je vous souhaite un fabuleux voyage dans mes vents et marées littéraires !
Sur les bords de la Loire ou face au radieux soleil S'élèvent des châteaux, joyaux de nos merveilles De Chambord à Chenonceau, de Blois à Versailles La pierre taillée brille au fil des grandes batailles
Leurs tours défensives et leurs toits d'ardoise Racontent les secrets que l'histoire poétise Chaque douve, chaque parc, chaque pont-levis Fait danser les échos des princes et des logis
Dans les ors du passé et les jardins de dentelle La France déploie ses plus belles étincelles Sentinelles d'un autre temps, gardiens du royaume Ils veillent sur nos rêves comme de doux fantômes
Dans ma rue, une excentrique cabane S’est construite en une vraie banane Les murs jaunes sont vraiment mous Ça fait rire et rassasier les singes fous
Pour entrer, pas de code ni de clé dure On épluche à la vitesse la bordure Le tapis moelleux du salon est glissant On tombe par terre en s'esclaffant
Le canapé est en délicieuse purée Idéal pour s'y effondrer, se reposer Le plafond coule en jus très sucré Quand le soleil se met à le chauffer
Les souris ne mangent plus de fromage Elles préfèrent ce doux nectar sauvage Mais, attention si le grand vent s'amène La maison penche et tout se démène
Si vous venez en brave lui rendre visite Apportez votre cuillère au plus vite Quand le toit commence à trop mûrir Il faudra déguster et ensuite s'enfuir
Dans le secret de la terre brune et glacée Une promesse de vie s'est doucement cachée La graine s'endort sous un manteau d'hiver Rêvant déjà à un printemps garni de vert
Puis vient le murmure de la pluie printanière Une caresse tiède, une onde de lumière Le sol tressaille et s'ouvre avec délicatesse Pour laisser s'élever cette jeune promesse
La tige s'élance, fragile mais vaillante Bravant le vent de sa posture élégante Un bouton se dessine, écrin de mystères Prêt à dévoiler ses plus beaux caractères
À la première caresse du soleil matinal S'accomplit le miracle, le geste final Les pétales s'écartent en un doux froufrou Offrant au monde leur parfum un peu fou
Rouge passion, blanc pur ou bleu de sérénité La fleur est née, couronnée de majesté Chaque corolle ouverte est un poème vivant Qui danse et qui vibre au souffle du vent
Montage et publication par Martine Pelletier (+ encore)
Dans le jardin d'un certain canton Un bleuet s’est pris pour le patron Il trône en bleu, le teint tout fleuri Pendant que le gazon, lui, dépérit
C’est la demeure du grand éclat Où même les chats sont attirés là On y entre en riant, on sort en bleu Tellement, la peinture pique les yeux
Les murs sont frais comme un sorbet Mais, gare au chat s’il est un peu niais Il s’y frotte le dos, l’air tout guilleret Et, finit en Schtroumpf par pur excès
On y mange des tartes, tant pis pour les dents Le sourire azur, c’est extrêmement séduisant Bienvenue dans ce logis sacré et très bleuté Où la vie est douce… et hautement colorée!
Une treille de verre où le soleil se pose Chaque vitre est un grain de lumière et de rose Les murs ont la douceur des vendanges d'automne Où le parfum du moût secrètement résonne
Sous le toit de tuiles, le temps s'est arrêté La charpente respire un parfum d'interdit Les ombres du feuillage écrivent sur le sol Une chanson de sève et d'oiseaux en plein vol
Dans cette pièce rouge où mûrit le silence La mémoire des fruits doucement se balance La maison est une grappe suspendue au ciel Qui transforme la pluie en un alcool de miel
Le temps efface les châteaux de sable La vague emporte les plus beaux matins Rien n’est ancré, rien n’est immuable Tout s’évapore au creux de nos mains
L’automne dépouille l’arbre de ses feuilles Le vent disperse tous nos cris de joie Les souvenirs que le cœur accueille Deviennent des ombres que l'on côtoie
La jeunesse fuit comme l'eau vive Les feux ardents s'éteignent un jour Sur cette fragile et mouvante rive On ne garde rien pour toujours
Mais, la beauté de chaque seconde Réside dans sa propre et unique fin C'est la loi qui gouverne le monde Tout passe, pour tracer un autre chemin
Une merveilleuse mélodie teintée d'une vérité absolue.