Une moule fine repoussée par les marées s'est ouverte
Révélant au grand jour toute sa splendeur de violet
Elle reste là, esseulée, livrée à elle-même, découverte
Chatoiement immuable d'un ciel azur bout du monde
Soudainement, elle a déserté ce gigantesque rideau
Des grandes marées impitoyables et de l'amère onde
Voyageurs discrets, échoués tout près, sur le rivage
Tandis qu'au bout de l'horizon se meurt le soir serein
Sur ce naufragé du grand fleuve et modeste coquillage.




.jpg)

.jpg)