dimanche 18 octobre 2026

Double combo

Quand on veut se rappeler sa jeunesse, le nombre de photos ne se calcule jamais
Alors on se dit en souriant pourquoi pas deux pour le prix d'un vrai forfait 
Le premier cliché est en bas, la main bien positionnée sous le menton
Adaptation véritable de la pose vedette avec une grande application
Coiffée à la française d'un élégant béret qui illustre bien Paris
Garni d'une modeste fleur blanche pour nous remémorer le printemps fleuri
Martine scrute l'objectif avec son petit sourire, intensément, une drôle de mimique
Mais ne vous trompez pas, le studio photographie a choisi le magique 
Regardez, au-dessus d'elle, flottant comme une réplique de grand chef
C'est vraiment fou, son propre visage géant apparaît tout en relief
Est-ce le fantôme rétro de Martine? Une illusion optique qui s'est perdue en chemin?
Qui observe d'en haut, comme un gardien, pour voir si tout se passe bien?
C'est ma découverte étonnante d'image IA de cette année deux mille vingt-six
Où les effets spéciaux pour revenir en arrière sont de vrais délices
Se souvenir du temps passé, avec deux fois plus de bonheur sur la même photo
Tout cela, pour le délice des yeux, croyez-moi, c'est le double combo.

Écrit et publié par Martine Pelletier (+ encore)



Frissons garantis

Frémissements légers qui courent sans arrêt sur la peau

Rare sensation ou souffle du vent, d'un moment d'effroi
Intense, suprême émotion qui s'éveille sans crier attention
Souffle suspendu dans le temps face à ce qui nous surprend
Surprise ou terreur qui fait battre le cœur à tout rompre 
Ombre qui passe en coup de vent ou en élan de stupeur
Nuit de mystère, d'Halloween où tout semble impossible
Suprêmes frissons qui font vibrer le cœur, la tête et l'esprit.

Publié par Martine Pelletier (+ encore)


mardi 13 octobre 2026

La Sorcière du Cimetière

Dans le silence couleur d'encre de l'immense cimetière
Se balade lentement la sinistre, l'impitoyable sorcière
Elle secoue ses mains enrobées de vieille poussière
En ce soir d'Halloween, elle se donne une allure princière
Son fidèle chat Charbon la poursuit entre les pierres
Pendant qu'elle murmure, en silence, une étrange prière
Son désuet balai de bois s'élève très haut dans les airs
Un rire strident paralyse les alentours et la nuit entière
Elle cherche des os d'animaux bien enfouis sous la terre
Pour concocter le soir venu sa traditionnelle tourtière
La lune brille de là-haut, comme un blafard réverbère
Rendant subitement toute la nature inhospitalière
Même les crapauds se cachent sous un tas de lierre 
Avertissant tous les hiboux de garder l'œil ouvert
Elle jette un ultime sort avec sa mimique grimacière 
La terre tremble jusqu'aux limites des contrées forestières.
Publié par Martine Pelletier (+ encore) 



Sorcière d'un jour

La sorcière Grabouya, nommée Martine

Prépare pour fêter en grand l'Halloween

Une pâte unique à bonbons ultra-fine

Dans son immense chaudron de cuisine

Bien tassée, une portion de margarine

Trois cuillères à soupe comble de farine

Elle y incorpore sa récolte d'aubergines

Un ajout de poivre noir et quelques racines

Sans oublier quelques tiges d'aubépine

Pour accentuer la saveur, trois mandarines

Finaliser le tout avec un sachet de pectine

Une recette au goût du jour très sauvagine

Qui plaira sûrement à sa voisine, la Sagouine

Et, à ses chats noirs qui s'en lècheront les babines

Au lieu de prendre en chasse des tas de vermines.

Publié par Martine Pelletier (+ encore)


lundi 12 octobre 2026

Pop-corn et fantôme

Martine décide tout simplement de passer la soirée d'Halloween dans le salon antique, tranquille
Que de plaisir de déguster, dans une citrouille, un succulent bol de pop-corn posé sur ses genoux
Lorsque soudainement, une silhouette fantôme au sourire narquois, un peu fou
Sans invitation, s'introduit sans faire de bruit sur le canapé de manière très habile
Bizarrement, ce sosie nain venu de nulle part, transparent, rigolo et très fier
Sans équivoque, lui ressemble comme deux gouttes d'eau de rivière
Les mêmes boucles couleur de soleil d'été et des yeux au reflet de la mer
D'un geste gracieux, il vient lui ravir une portion de son pop-corn dans les airs
Il lui confie, à l'oreille, avec sa bonne humeur, qu'il est un mignon esprit farceur
Qui se promène dans le noir, à la demande des ancêtres, sans faire le moindre bruit
Martine reste bouche bée, mais ne ressent aucune frayeur face à ce double qui reluit 
Tant que je partage juste mon pop-corn, pense-t-elle, nulle raison de trembler de peur.
Écrit et publié par Martine Pelletier (+ encore)



vendredi 9 octobre 2026

Chatomne

Je suis Chatomne, un félin roux aux yeux émeraude, au regard perçant de vrai roi
Souvent, je fabule de posséder mon royaume tout en admirant le ciel d'un bleu infini
Excentrique à mes heures, j'adore me coiffer de mon original chapeau de plumes, ma douce folie 
Où s'abrite mon oiseau Porte-Bonheur qui s'amuse à saluer l'environnement avec émoi  
Fier de ma personne, ganté de cuir doré, la patte toujours fringante sur ma joue
Mon écharpe de fourrure préférée porte les couleurs de ma saison préférée, l'automne
Je l'avoue, mon manteau me donne une allure peu commune, quasi fanfaronne
Tandis qu'un chic col bleuté, pour braver les intempéries, m'entoure le cou
Je suis un de ces aventuriers friands, curieux de ces pays imaginaires 
Un troubadour poète félin, pensif au cœur grand ouvert, audacieux 
Depuis bien des années, j'observe le monde dans tout ce qu'il a de mystérieux
Me proclamant en toute modestie vigile secret des quatre saisons terrestres.
Écrit et publié par Martine Pelletier (+ encore)




Le Veilleur du Fleuve

Les vagues ingénieuses m'ont sculpté un corps de bois flotté
Habillé des secrets des temps bien gardés que la mer rejette
Grand seigneur sur mon tronc d'écorce, face à cette immensité
Je suis l'oiseau intrépide des mers, qualifié d'éternelle silhouette
Ma tête spéciale est garnie d'un œil évidé par les grands vents
Mes ailes sont des débris de tous ces navires à la dérive oubliés
Je ne parcours pas de distances dans le sillage du Saint-Laurent
Seul mon regard de bois scrute jour après jour ses courants salés
Parfois je sens passer sur moi la caresse du brouillard marin
Le cri strident des goélands de mer qui croisent mon chemin
Immobile, dans mes pensées secrètes, je reste uni à mon destin
Amalgamé de couchers de soleil, de mes souvenirs lointains
Les vagues du fleuve me nourrissent de leurs chants ensorcelés
La plage de la Baie-des-Sables m'offre ce repos bien mérité
Puisque figé dans cet univers, je garde la tête bien haute
Je suis le gardien silencieux, la sentinelle de toute la côte.
Publié par Martine Pelletier (+ encore)