dimanche 1 mars 2026

Peindre sa vie

Je trempe mon pinceau dans l'aube d'un matin

Pour tracer les contours d'un espoir incertain

Le bleu de mes silences rencontre le rose des rires

Sur le grain du papier où s'écrivent mes souvenirs


Je n'efface jamais les ratures du temps passé

Elles sont l'ombre et le relief de la route tracée

Chaque jet de gris, chaque éclatement de fureur

Donne finalement sa nuance à ma propre couleur


Quand le cœur connaît la route, la main ne tremble plus 

Faire de chaque seconde un tableau, aller droit au but

Pour que ma vie soit une fresque, un voyage, un élan

Où je peins en couleur mon histoire en restant l'artisan.

Publié par Martine Pelletier



Des cheveux en délire

Mes mèches ont l'allure d'un arc-en-ciel en déroute

Un accident réel de teinture, sans aucun doute

J'ai voulu du bleu sirène, profond et mystérieux

Je me retrouve avec un vert algue assez curieux


À gauche, un orange fluo qui semble s'être égaré

À droite, c'est rose bonbon, un peu trop sucré

Mes chiens ont aboyé, mon miroir s'est cassé

De plus, mes chats, sous le lit, se sont esquivés


Je brille dans le noir comme un panneau de chantier

On m'aperçoit à des kilomètres, ce n'est pas exagéré

C'est audacieux, c'est vrai, c'est surtout tout un bazar

Mais, au moins, dans la foule, on me trouve sans retard.

Publié par Martine Pelletier




Mon ombre complice

Sur le rebord du soir, il préfère se poser

C'est une ombre d'ébène au regard d'acier

Grand messager aux plumes couleur de nuit

Il observe le monde autour sans faire de bruit


D'un coup d'aile agile, il fend le brouillard

Portant dans son vol un tout dernier regard

Complice du silence et du vent qui passe

Il laisse dans l'air une insouciance trace


Tu n'es pas le rossignol au chant envoûtant

Tu es pour moi le plus tendre des talismans

Compagnon des jours gris, complice du temps

Mon ami l'oiseau, ivre de liberté et bien vivant.

Publié par Martine Pelletier


samedi 28 février 2026

Poursuite collante

L'ours Barnabé, le ventre bien rond,

Gardait son précieux pot de miel au fond du vallon.

Mais, pendant sa sieste (il ronflait très fort),

Une petite maligne a changé le décor.
Plus de nectar doré, plus de douce saveur,
Barnabé se réveille avec un haut-le-cœur :
« Par mes griffes ! » grogne-t-il, la patte dans le vide,
« Quelle est cette voleuse à la patte si rapide ? »
Il suit une trace, un filet de sirop,
Qui mène tout droit vers la vraie coupable.
Et, c'est la course effrénée au grand galop.
Qui sera le gagnant? Le héros?
Au lieu de la vengeance, Barnabé préfèrera-t-il un super cliché?
Y aura-t-il une négociation? À nous de nous en faire une idée!

Publié par Martine Pelletier 




Des lunettes en folie

Des montures et des verres qui enchantent

Un tourbillon de couleurs, une allure élégante

Du bleu azuré, du rose bonbon au vert fluo

Les yeux s'habillent gaiement, c'est rigolo


Rondes comme des billes ou carrées par défi

Elles transforment le visage, chassent l'ennui

Un éclat de vive la vie, de rire posé sur le nez

Pour voir toutes les journées du côté ensoleillé


Branches à pois ou extravagants reflets miroirs

Elles relatent une drôle de fête, une folle histoire

Cache-cache avec le soleil, un clin d'œil au vent

C'est le festival du regard, tout simplement…

Une vidéo qui a tous les attraits pour vous faire voir la vie en mille couleurs extravagantes… Joyeux visionnement!


Publié par Martine Pelletier 


vendredi 27 février 2026

Le Roi Blanc

Lumineux félin, apparition spectaculaire

Iconique seigneur à la crinière de neige

Ombre blanche marchant dans la savane

Noble et rare, un vrai trésor de la nature

Belle créature, majestueuse et sauvage

Lueur d'argent sous le torride soleil

Animale élégance au regard perçant

Naturelle splendeur, un rêve éveillé

Cœur de feu sous une robe de givre

Publié par Martine Pelletier 




Fantôme des neiges

Dans les vastes forêts où le givre sommeille

Vit une ombre nacrée, une superbe merveille

Absence d'or et de feu sur son pelage de roi

Mais, nanti d'un blanc de lune glacé d'effroi


Ses rayures d'ébène sont des traits d'encre

Dessinant sur lui un mystère qui s'ancre

Ses yeux saphir sont issus de l'hiver profond

Qui observent le monde, toujours en action


Ce fantôme des neiges au pas de velours

Porte en son cœur des rêves trop lourds

Rare diamant félin que la terre nous cache

Le tigre blanc rôde sans bruit, sans attache.

Publié par Martine Pelletier (+ encore)