jeudi 14 avril 2022

Rachel Abbot: Nid de guêpes




Venin d’amour est-il mortel ? Obsession, jalousie, folie et faux-semblants.
 La reine du polar anglais frappe encore et livre un roman haletant, venimeux, aux apparences aussi trompeuses que dérangeantes.


Anna est une femme bien. En tout cas, c’est ce qu’elle se raconte. Oui, elle a commis des erreurs, mais qui n’en fait pas? Directrice d’école, mère de famille, épouse aimante, Anna a enterré son passé, reconstruit sa vie.

Puis, un jour, une voix à la radio : celle de Scott, l’homme qu’elle a aimé follement; celui qui l’a brisée et qu’elle a vu mourir quatorze ans plus tôt.

Anna panique. Comment préserver son monde de mensonges si fragile? Qui est-elle vraiment? Et où trouver de l’aide?

Car Scott a proféré une menace: dans une semaine, il livrera les noirs secrets d’Anna au pays tout entier. Sept jours pour le traquer, le stopper, le détruire. Mais comment lutter contre un fantôme?

C'est un suspens quasiment insoutenable. Un voyage littéraire vers un dénouement explosif. Les dernières pages m'ont ébahie au plus haut point. J'ai été grandement subjuguée par quelques scènes du récit... le titre très explicite nous donne un indice là-dessus.

Publié par Martine Pelletier (auteure)


lundi 4 avril 2022

Bébette: un p`tit trésor sur quatre pattes

Belle complice de mes trente printemps

  et aussi rapide qu'un éclair en été

Élégante à souhait dans ta superbe robe couleur fauve

  tu avais vraiment fière allure

Brave et téméraire, même si tu étais petite

  le courant d'une rivière était pour toi, un jeu d'enfant



  

Et, toujours partante pour l'aventure

  une randonnée en forêt était à tes yeux, une récompense de haute gamme

Tu avais aussi un flair de chienne protectrice

  car une nuit, tu m'as avertie de la fumée répandue dans la maison

Tu m'as sauvée, en grimpant désespérément sur mon lit

   tu as fait fuir aussi un intrus qui rôdait autour de la maison

Et un jour, tu es partie doucement à l`âge de seize ans bien sonnés

  je te garde à jamais, dans mes plus merveilleux souvenirs.

    



          

   

  

samedi 2 avril 2022

La Princesse de notre enfance



Je tiens à rendre un petit hommage canin à notre chienne
Princesse de race berger allemand, qui a meublé par sa présence fidèle, toute notre enfance. Et je vais le faire poétiquement en acrostiche, en me servant tout simplement de son nom.






Pour toujours, tu resteras la Princesse de notre enfance

Reine et gardienne de la maisonnée, tel était ton vrai titre

Intelligente et racée comme pas deux

Ne crois pas que tu passeras aux oubliettes

Car chaleureuse et accueillante, tu l'as toujours été avec nous

Et en plus d`être hautement protectrice

Sur tes nombreux chiots, tu veillais sans cesse

Sans pour autant être agressive envers nous

Et éternellement, tu resteras présente dans nos souvenirs

Publié par Martine Pelletier

Photos: Roland Pelletier






Destination: le pont rouge

Les p'tits enfants, c'est dimanche, il fait beau, on va aller se baigner à la rivière du pont rouge. Sa mère, prépare-nous un pique-nique en n'oubliant surtout pas la liqueur.

Des paroles que nous avons souvent entendues au temps de notre enfance, durant la saison estivale. Une destination de rêve pour des enfants campagnards de cette époque. 

Un après-midi de baignade, tant attendu, dans ce paisible cours d'eau, suivi d'un succulent petit repas en plein air en famille et entre amis.

Oui, ce pont couvert, de couleur vieux rouge (aujourd'hui vert et blanc), qui impressionnait sans contredit nos yeux d'enfants. En réalité, c'était le pont Bélanger qui a été construit en 1925 et qui enjambe la rivière Tardigou à Métis-sur-Mer. Il permet de rejoindre les municipalités de la Matapédia avec la route Mc Nider à partir du fleuve Saint-Laurent. C'est un centenaire fier ainsi que bien présent dans notre histoire régionale et québécoise.


Avant le départ, nous étions tous sur un pied d'alerte et énervés à souhait. Nous nous rendions à destination, tous entassés, à l'arrière du vieux camion de papa. Il était muni, d'iridelles artisanales fabriquées en bois (nom donné, à l'époque, aux protections de chaque côté).

Bien souvent, il y avait aussi nos amis voisins qui se faisaient un plaisir fou de nous accompagner. Une formidable troupe de joyeux et insouciants lurons. Je peux vous le garantir. De plus, il fallait avoir le 💗 solide, car notre père se faisait un malin plaisir de nous en faire voir de toutes les couleurs. Nos émotions étaient à fleur de peau. 


Des côtes et des côtes, il y en avait sur notre chemin. Sans oublier la poussière. Alors, il accélérait pour en monter une, pour la redescendre à une vitesse, qui à nos yeux nous semblait vertigineuse. Et, cela, tout au long du trajet. 

De vraies montagnes russes à la campagne! Pas besoin d'aller en ville pour s'éclater et connaître des sensations fortes. De plus, on criait sans arrêt, pendant que maman disputait papa à sa manière, à l'intérieur de l'habitacle du vieil engin. Quel souvenir époustouflant!

 
Aussitôt arrivés à destination, c'était la descente précipitée vers la rivière aux eaux limpides, avec nos chambres à air, appelées en langage de notre enfance: des tripes. Ces éléments improvisés de nos baignades enfantines provenant de vieux pneus de tracteurs, que papa gonflait pour nous en faire cadeau par la suite. Quel jouet formidable, cette invention solide recyclée de jadis! Mieux que celles d'aujourd'hui qui se dégonflent à une vitesse vertigineuse


Et, l'après-midi se déroulait au son du courant mélodieux de la rivière, le tout, entremêlé de rires contagieux d'enfants, ébahis de bonheur. Plus tard, la faim était vraiment au rendez-vous après les péripéties de cet après-midi fougueux et mémorable. 


C'est alors que le délicieux pique-nique, préparé par notre chère maman, était le bienvenu. Sans oublier aussi les formats géants de liqueur. Il donnait une saveur toute spéciale à cette activité magique. Il venait couronner en beauté ces instants précieux, passés à la rivière du pont rouge. 

Un souvenir de notre enfance, gravé à tout jamais au plus profond de notre 💗.

Publié par Martine Pelletier















Souvenir scolaire inoubliable (2)

AU POTAGER! Pièce de théâtre avec le élèves de ma classe qui a été présentée devant les groupes de toutes les écoles de la C.S. de la Mitis et pendant ce superbe salon de littérature de Mont-Joli. Certains comédiens et comédiennes se souviennent encore de leurs répliques et lorsque j'ai le bonheur de les croiser aujourd'hui, ils me les récitent avec grand plaisir.


Faute de mémoire, je vous invite à vous identifier ou à identifier ceux et celles que vous reconnaissez sur la photo. Peut-être aussi jaser du rôle que vous aviez et de l'année de cette superbe activité? Un autre souvenir inoubliable de ma profession d'enseignante et de ces élèves adorables qui travaillaient comme de vraies petites abeilles!

Publié par Martine Pelletier

Photo: Martine Pelletier

mercredi 30 mars 2022

Coquilles crémeuses au saumon

 


Ingrédients

4 c. à table de beurre
4 c. à table de farine
1 c. à table de ciboulettes hachées finement
2 tasses de lait
4 c. à thé de fumet de poisson déshydraté
1 c. à thé d’épices aux fruits de mer
1 petite conserve de saumon
Persil, sel et poivre au goût
2 tasses de coquilles (ou plus, c’est selon…)

Méthode 

Faire cuire les pâtes selon les instructions sur l’emballage.

Entre temps, dans une casserole, faire fondre le beurre et y faire revenir 
la ciboulette quelques instants. Ajouter la farine. Laisser cuire 2 minutes
en mélangeant.

Ajouter le lait, le fumet de poisson, les épices aux fruits de mer, le persil,  
le sel et le poivre. Bien mélanger.

Quand la sauce sera onctueuse, y ajouter le saumon, que vous aurez 
défait en petits morceaux.

Napper les coquilles de sauce au saumon.

Montage et publié par Martine Pelletier💚






dimanche 27 mars 2022

Un mariage à la dérive




Une légende est une histoire inventée. Elle est faite de personnages réels, déformés ou amplifiés. Il est difficile bien souvent de découvrir le vrai du faux. À moins de connaître la provenance exacte. Laissez-moi vous inviter, dans ce monde légendaire de ces trois personnages principaux: Ligie, Homère et Océanos. Peut-être ont-ils vécu le long des rives du Saint-Laurent? Nul ne le sait! Ces noms de la mythologie grecque marine, personnifiés en chats, donnent vie à cette légende, avec comme point d'ancrage, une certaine tristesse teintée à la fois d'un brin d'humour. Elle a pris racine, il y a quarante-cinq ans déjà. Figée dans le temps, de presque d'un demi-siècle.
 
Cette légende de campagne est fascinante! Elle pourrait par la ressemblance des évènements, être la mienne ou même la vôtre. Personne ne peut savoir si elle contient un soubresaut de vérité. Peut-être que les mots du texte jouent bien leur rôle. Après tout, c'est une légende. Je vous invite à croire ce que vous voulez bien croire. C'est cela la magie légendaire. 


On se marie tôt à vingt ans

Et l'on attend pas les années

Pour faire trois ou quatre enfants

Qui vous occupent vos journées

(Paroles de Jean Ferrat)

On entend dire souvent que le mariage est un des plus merveilleux jour de la vie! Pour certains ou certaines, c'est une grande vérité et pour d'autres, c'est une fausseté sur toute la ligne. Pour Ligie, ce fut une catastrophe totale. Vous allez le découvrir en lisant cette fantastique légende!

Toute jeune fille, Ligie n'a jamais pensé à se marier comme ses amies qui ne rêvaient qu'au grand jour solennel, bref au plus somptueux jour de leur vie. Pour elles, c'était d'une importance capitale. Ligie savait respecter leur choix et elle était heureuse pour elles. Par contre, elle ne  voulait pas tout de suite vivre cette étape importante de la vie. Elle souhaitait prendre du temps pour elle et poursuivre ses études et réaliser ses nombreux rêves. Elle savait qu'elle était bien différente de certaines de ses amies et le jugement des autres ne lui importait guère, tout comme aujourd'hui d'ailleurs.

Durant son enfance, elle ne jouait jamais à la poupée avec ses soeurs. Elle avait le fou rire quand elle les voyait s'amuser à découper des mannequins en papier dans un catalogue et leur ajuster des tenues différentes. Bien souvent, ces dernières se fâchaient, car elle ne voulait pas se joindre à elles pour participer à leur jeu de mode. 

Ces couturières aguerries fabriquaient aussi des vêtements avec des vieux tissus que leur maman leur donnait de temps en temps pour rendre leurs poupées encore plus élégantes. Elles avaient bien du talent, ses petites soeurs adorées!

Ses parents lui offraient de jolies poupées aux cheveux blonds bouclés, qui trônaient en solitaires, ici et là, dans sa chambre. Elles embellissaient seulement le décor. Ce qui l'intéressait le plus, c'était de s'occuper des animaux, comme les jeunes chats qui venaient au monde ou les nombreux chiots de la gardienne canine de la propriété. Elle en avait plein les bras  avec ces nombreuses corvées! Ou tout simplement, se rendre taquiner la petite truite  dans le ruisseau qui sillonnait les terres du domaine campagnard. Bref, elle était une amoureuse inconditionnelle du plein air et elle se sentait libre comme un oiseau, volant les ailes au vent dans la fantastique nature! Elle resplendissait de bonheur, entourée de simplicité dans ce havre de paix fait sur mesure juste pour elle.


Et plus tard, dans la jeune vingtaine, Ligie se rendait souvent non loin de chez elle, dans un petit patelin pour assister à la soirée de danse du samedi soir. De la musique à volonté avec des orchestres  composées très souvent de nombreux musiciens et qui en mettaient plein la vue, et surtout plein les oreilles. Et de la jeunesse, il y en avait à volonté! Elle s'y rendait pour aller danser et s'amuser tout simplement. Il faut vous dire qu'elle était très indépendante à cette époque, ce qui la poussait fréquemment à dire non à bien des invitations masculines pour une danse.


Elle était très sélective pour le choix de ses prétendants. En ce temps-là, il  y avait  Homère qui était dans le décor. Oui, ce séduisant jeune homme qui faisait battre son coeur à cent mille à l'heure. Mais peine perdue, ils  n'arrivaient pas à se croiser et à se parler franchement. Peut-être aussi, qu'il était trop tôt pour eux. Ils avaient des choses à vivre chacun de leur côté. Mais en silence, ils s'aimaient beaucoup! Et surtout, ils se respectaient énormément. Ils étaient grands complices de leur silence et de  leur amour secret.


Et, il est arrivé ce grand gaillard, plus mince que musclé. Océanos n'était vraiment pas son genre au point de vue physique. De plus, il avait sept ans de plus qu'elle et trop sûr de lui à cent pour cent. Elle le trouvait trop âgé, car Ligie avait l'âge de sa tendre jeunesse. Et de plus, ils n'avaient pas les mêmes valeurs de vie. Océanos aimait le bien paraître et l'argent avait surtout une place importante dans sa vie. Il aimait étaler son avoir, comme on le dit bien souvent. Quand il l'a vue pour la première fois, il a craqué pour elle! Mais est-ce qu'elle a vraiment craqué pour lui? Personne ne le saura jamais. 

Les premiers temps, il l'a suivait en auto après la soirée car il voulait savoir où elle demeurait, mais peine perdue. Elle ne voulait pas qu'il le sache. Et pour l'induire en erreur, elle rentrait à chaque fois dans une cour des voisins non loin de sa demeure. Ligie, espiègle à ses heures, jouait au chat et à la souris avec lui. Jusqu'au soir, où elle a décidé de le faire entrer dans sa vie et d'apprendre à le connaître davantage. Pourquoi pas?

Et je pense que ce fut son énorme erreur! On ne sait jamais ce qui nous pend au bout du nez! Comment a-t-il pu la séduire autant pour qu'elle accepte de faire un bout de chemin avec lui? Elle, si indépendante et si imprégnée de liberté! Pourtant, il était capable d'être gentil et attentionné. Même quand il lui offrait du parfum Chanel, elle souriait et lui disait merci pour la délicate attention. Même si elle ne le portait jamais car il sentait quasiment jusqu'au bout de la rue!  Cachait-il vraiment son jeu pour la prendre dans ses filets de séducteur?

On croit connaître quelqu'un, on lui fait confiance et on se réveille un certain matin en se disant que ce n'était qu'un mauvais rêve. Mais dans la vie, il est trop tard  bien des fois, dans certaines situations critiques de faire marche arrière. Ligie était prise au piège à vingt- quatre ans! Elle n'aurait jamais cru cela un seul instant car cette fille de la campagne a toujours eu une forte personnalité et elle tenait vraiment à sa liberté et à son indépendance.

Après une fréquentation de seulement sept mois, Océanos l'a demandée en mariage et elle a dit oui. En ce moment là, elle semblait heureuse et elle croyait vraiment qu'il était un homme de confiance. Que le bonheur serait au rendez-vous pour les années futures. Il était entendu qu'elle continuerait ses études. C'était important pour elle car elle ne voulait pas rester à la maison enfermée entre quatre murs et regarder le train passer. Elle voulait rester fidèle à ses convictions et réaliser surtout ce qu'elle voulait devenir. Ils devaient  se marier en juillet mais finalement, le mariage a été devancé au mois d'avril, à la demande du père de Ligie car le mois de juillet est un mois très occupé en milieu rural.

Deux semaines avant le mariage, un certain soir de la semaine, tout a basculé! Océanos finissait son travail à minuit et ils devaient se téléphoner pour les derniers préparatifs. Aucun appel du futur marié et aucune réponse aussi lorsque Ligie essayait de le rejoindre à maintes reprises. Très inquiète de la situation, elle a décidé de sauter, sans perdre de temps dans son bolide sport, et de se rendre chez lui, mais sans succès. Elle a pensé au pire. Elle a pris ensuite la direction de son lieu de travail car elle était très inquiète. Océanos manquait à l'appel depuis qu'il avait terminé son travail. Où était-il?

C'est à ce moment là qu'elle a vraiment compris! Elle savait où demeurait son ancienne flamme. Et quel coup de tonnerre quand elle a vu  l'auto de monsieur Océanos, stationnée dans l'entrée de celle-ci! Cela lui a fait mal jusqu'au fond des tripes. Elle ne croyait pas ce qu'elle voyait. Imaginez! Deux semaines avant le grand jour, alors que tout est en place pour la cérémonie, tout bascule! Que faire? Personne n'a su ce qu'elle a vécu de traumatisant cette nuit-là,  car Ligie a tout gardé au fond de son coeur. 

Le lendemain soir,  le beau casanova est venu lui rendre visite à la maison de ses parents, comme si rien ne s'était passé. Et ne sachant aucunement que  Ligie savait tout de sa petite escapade nocturne. Elle lui a tout déballé. Ils étaient tous les deux dans l'auto et la bague au prix exorbitant que Ligie portait à son doigt, a valsé par la fenêtre comme une plume au vent, avant d'atterrir sur le sol humide. Naturellement, Océanos est sorti en toute épouvante de la voiture, à quatre pattes, pour la récupérer. Des diamants, c'est précieux! Et la sincérité? Est-ce aussi une valeur cruciale?

Par la suite, il a sorti ces mélodieux mots d'excuses en lui disant qu'il était désolé et que c'était elle qu'il aimait tendrement. Et qu'il voulait vérifier une dernière fois avec l'autre, pour ne pas se tromper. Juste des balivernes! Il a convaincu Ligie de se marier quand même avec lui, promettant qu'il allait l'aimer pour toute la vie. Pauvre Ligie! Que faire? Tout était déjà organisé! Tout se bousculait dans sa tête à une vitesse vertigineuse!

Et le mariage eut lieu à la date prévue, un certain samedi du mois d'avril, à l'église paroissiale, tout près d'une baie. Avec plusieurs invités rassemblés pour accompagner dans la joie les futurs mariés. Comme ils étaient élégants et semblaient heureux! Les gens présents le pensaient vraiment.  Lui, dans un costume azuré comme le ciel bleu et elle, dans son élégante robe de princesse des mille et une nuits. C'était un semblant de bonheur pour Ligie car elle était prisonnière de son lourd secret. 

Comme elle eut envie de dire non, je ne te prends pas pour époux, car tu m'as trompée. Et pour couronner le tout, repartir fièrement dans la grande allée centrale en invitant quand même tout le monde pour le banquet, réservé depuis des semaines déjà, afin de fêter sa liberté retrouvée. Quel coup de théâtre, cela aurait été! Du jamais vu dans cette petite localité sise au bord de la mer! Tout un évènement diffusé à la une! Pareil comme dans un film sur écran géant! 

Comme convenu, le cortège nuptial s'est dirigé à l'endroit désigné pour la réception d'honneur. Une énorme surprise et une grande peine en même temps attendait la jeune mariée à l'intérieur de l'établissement décoré de mille couleurs pour cette occasion spéciale. Ligie n'était vraiment pas au bout de ses peines. Son grand bonheur fut de retrouver une amie de longue date et qui voulait lui faire une surprise en voulant assister à son soi disant bonheur. Elle était accompagnée naturellement de son mari et grand ami de Homère. Et bien oui, le bel Homère était aussi présent à la soirée. Lorsque Ligie s'est dirigée à la table pour les saluer, quelle ne fut pas sa surprise d'apercevoir ce dernier, qui avait les yeux teintés de tristesse et rougis par le chagrin! 

C'est à ce moment précis, qu'elle a compris vraiment l'énorme erreur qu'elle avait commise. Trop tard, pour retourner en arrière. Et que dire de l'instant où la danse de la mariée s'est mise en branle. De ce moment précis, où il est venu danser avec elle, en lui disant que c'est avec lui qu'elle aurait dû être mariée. Quel coup de poignard direct au coeur! Et il ne voulait pas la quitter, ses mains serraient fort, celles de Ligie. Et cette fin de soirée, où presque tous les invités étaient partis, lui, solitaire assis, et perdu dans ses pensées et triste à souhait. Lui, avouant qu'il avait tout perdu ce soir-là! Quelle hécatombe!

Oui, Ligie avait vraiment compris ce que serait l'avenir pour elle. Oui, vraiment un mariage à la dérive qui se dessinait à l'horizon et pas l'ombre d'un doute. Et ce fut le cas durant sept ans consécutifs. Pour Ligie, c'était de recoller les morceaux au quotidien. D'essayer de s'inventer un bonheur impossible entre les nombreux mensonges, la tricherie et la mesquinerie. Jusqu'au jour où Ligie en a eu assez de tous ces faux-semblants qui n'apportaient rien dans sa vie. Elle a décidé d'en finir et de continuer de mener sa route seule, comme une vraie capitaine, à son image de combattante. Et c'est ainsi, qu'elle est devenue son propre maître à bord de son voilier, en se dirigeant un peu plus haut, et toujours un peu plus loin! Et en se répétant souvent, que ceux qui ne nous tuent pas, nous rendent encore plus fort!
 
Publié par Martine Pelletier

Photos: Pinterest (Calinquette)
             Les chats de Susan Herbert