Il suivait le reflux d’un fleuve mille fois géant
Le matin s’éveillait au cri strident des goélands
Dans le sel et la brume, aux parfums d'autrefois
Le froid vif des flaques, l'abri des vieux rochers
Nous bâtissions des châteaux dignes de roitelets
Que les flots emportaient avec les grandes marées
Nous guettions l'horizon comme un secret promis
Chaque vague apportait un vrai trésor d'Atlantide
Un bois flotté, un caillou coloré, une moule vide
Laissant sur nos peaux d'or un goût de vent marin
Nous ramenions la mer au creux de notre imaginaire
Pour l’entendre chanter jusqu’au début du petit matin.


