Sous un dôme d’écorce au vert qui enivre
Se cache un palais frais où il fait bon vivre
Aux murs de rubis, à la structure d'été
À l'architecture d'eau et de pure clarté
On entre sans frapper dans la demeure ronde
Où le sucre ruisselle en perles de seconde
Les fenêtres sont noires, de pépins gais semés
Comme autant de regards vers le ciel azuré
Dans la maison Melon, l’ombre est une caresse
Le parfum est un souffle, une douce promesse
On y boit le soleil sous un toit doux de velours
Pour garder dans son cœur le goût troubadour
Quand le soir vient poser son voile sur la terre
La demeure s'effrite et devient très éphémère
Mais, il reste à la bouche, en un dernier frisson
Le souvenir sucré de cette étrange maison.
Publié par Martine Pelletier

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