Dans le jardin, sous le vieux prunier
Gît une épave, un défraîchi soulier
Finie la marche et les grands bonds
Il s'est mué en confortable maison
Un de ces amis ailés, un brin farceur
L’a choisi comme pied-à-terre de cœur
Il entre par l'espace ouvert du talon
Moyen garanti d'une possible évasion
C’est un duplex un peu trop étroit
Où l'on niche juste tous sous le toit
Les œufs sont au chaud bien au fond
C'est une cachette adaptée aux oisillons
Plus besoin de lacet de cuir, ni de cire
C’est le confort idéal pour s’endormir
Mais, une question reste en suspens
Les oisillons sentent-ils des pieds en naissant?
Publié par Martine Pelletier

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