Sous l'ombre épaisse des grands chênes
Où le silence est roi et maître des plaines
Une fille aux cheveux teintés d'argent
Allait d'un pas silencieux et changeant
Près d'un buisson d'épines sombres
Un renard guettait dans les ombres
Sa robe rousse, un peu feu follet
Dans la lumière brillait et s'envolait
Il s'approcha, museau alerte au vent
L'œil vif, le geste poli et bienveillant
Elle s'arrêta, surprise, le souffle court
Saisie par ce jeu de charme, de velours
Point de ruse, point d'inutile querelle
Entre la bête rusée et la demoiselle
Juste un regard tendre, un lien secret
Né du murmure de l'immense forêt
Le renard fit un pas gracieux de danse
Salua sa noble et merveilleuse présence
Puis disparut magiquement dans le taillis
Laissant la demoiselle confuse, en un oubli
Elle repartit, l'âme subjuguée, très légère
Gardant en elle cet inexplicable mystère
Qu'au détour d'un sentier et simple boisé
Le sauvage peut vraiment nous apprivoiser.
Publié par Martine Pelletier
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