samedi 30 septembre 2023

Légendes du Bas Saint-Laurent: La Caverne Du Rang 9

Un jour, deux jeunes garçons erraient dans les bois, dans un village du Bas Saint-Laurent, par une belle journée de vacances estivales.

Le plus jeune des deux garçons remarqua soudainement un trou, en partie recouvert de pierres, qu’ils se mirent à dégager avec la frénésie énergique des découvreurs. Ils constatèrent, avec un immense étonnement, que la cavité était immense et très impressionnante. 

Ils décidèrent donc de rentrer à la maison et de revenir le lendemain, avec une lumière de poche, une bonne corde, enfin, tout le matériel nécessaire à la poursuite de leur recherche. Rendus à la maison, ce fut le sujet principal de conversation durant le souper.

Les enfants furent bien étonnés d’entendre leur père leur raconter cette légende du temps passé au sujet de la fameuse caverne.

Voilà des années, dit-il, des petits garçons comme vous, ont découvert cette caverne. 

Tout comme vous aussi, ils étaient très curieux et intrépides. Sans le dire à leurs parents, ils descendirent, avec l’aide d’une longue corde, et pendant cette fameuse descente, l’un des garçons tomba en poussant un grand cri d'horreur qui se perdit tout au fond. 

Apeuré, l’autre remonta de peine et misère, et courut à pleine allure avertir ses parents.

Ceux-ci demandèrent en toute hâte l’aide des voisins et surtout du curé. Le prêtre et un voisin réussirent à descendre jusqu’au fond du trou, à l’aide de la corde laissée par les garçons, s’éclairant de faibles fanaux.

Ce qu’ils virent les effraya: partout des couleuvres, des bêtes rampantes, des insectes d’outre-tombe: Il ne manque que les flammes de l’enfer, dit le curé, les yeux rougis par la terreur, tout en remontant péniblement.

On ne retrouva malheureusement jamais le petit garçon. Et avec un peu de terre et des grosses pierres, on boucha avec empressement l’ouverture de la caverne maudite. Qui sait ce qui bouge encore aujourd'hui dans ce trou du diable!


Plus personne n'ose y aller même pour la curiosité! Mais il faut se dire, que des rangs 9 dans le Bas Saint-Laurent, on en retrouve presque partout dans nos villages. 

Alors, soyez attentifs lors de vos randonnées dans nos splendides campagnes!👿

D'après: Les Légendes du Bas Saint-Laurent

Adapté et publié par Martine Pelletier

Photos: libres de droit











jeudi 28 septembre 2023

Écouter un arbre


J'aime m'asseoir contre un arbre

Le prendre tendrement dans mes bras

En écoutant ses doux murmures

J'accueille comme un cadeau, sa sagesse

Qu'il me transmet tout naturellement

Et je ressens son ultime puissance

Mêlée surtout de sa grande force

Qui me rappelle la mienne.

Publié par Martine Pelletier

Photo: libre de droits


mercredi 27 septembre 2023

J'ai vu une larme couler


 " J'ai vu une larme couler

J'ai demandé à l'oeil :
" Pourquoi pleures-tu?
Est-ce un amour?
Est-ce un ami?
Est-ce une promesse non tenue? "
L'oeil m'a répondu :
"Je pleure ce monde
Que le matérialisme inonde
Ce monde de ventrus
Où l'altruisme et la générosité n'existent plus
Ce monde où on est rassasié
De trahison et de méchanceté
Je pleure l'infidélité des proches et la malhonnêteté
Je pleure l'amour éphémère qui s'éteint avec rapidité
Je pleure l'indifférence de l’être cher.
Je pleure les désespérés qui se droguent pour oublier leurs soucis
Je pleure la haine et la jalousie
Je pleure ceux qui, clandestinement ,quittent leur pays
Je pleure les valeurs bafouées
Je pleure les femmes agressées
Je pleure le virus qui touche l'humanité
Et entrave le monde entier
Je pleure les 💗 durs , sans pitié
Je pleure l'absence de tendresse et de bonté
Le manque de cette main douce qui puisse m'essuyer... "
Valentino Riad
Publié par Martine Pelletier

vendredi 22 septembre 2023

Légendes du Fleuve: Le Fantôme de la Tempête


En ce temps-là… Il y avait un jeune homme qui était de retour de Montréal, il revenait de faire quelques emplettes à l'occasion du temps des Fêtes.

Pressé de revenir au bercail, il a eu la brillante idée de prendre un raccourci sur la glace du fleuve. Le vent se leva soudainement et il fut pris dans une effroyable tempête hivernale. Son vaillant cheval s'arrêta, car il était aveuglé par une poudrerie qui le clouait sur place. 

Il a pris la décision de chercher au plus vite un refuge en attendant la fin du mauvais temps.

Apercevant au loin une vieille maison, il s'empressa de descendre de son traîneau, sans oublier de recouvrir le dos de son cheval avec une couverture. Il se mit en route en direction de la vieille mansarde. Par curiosité, il regarda par la fenêtre qui était à moitié gelée, mais ne vit personne. 

Pourtant, un feu de bois était vraiment accueillant dans le vieux foyer fabriqué de pierres. Avec précaution, il ouvrit la porte et, sans faire de bruit, se dirigea vers une vieille bûche de bois pour s'asseoir et se réchauffer. 

En examinant bien les lieux, son regard s'est posé tout au fond de la pièce sombre, il vit un vieil homme esseulé, assis, sous des dizaines de têtes d'orignaux. Ce dernier, avec le visage hagard, le regardait, tout surpris de sa présence.

Avec politesse, le jeune intrus lui a fait ses excuses d’être entré sans invitation et lui a demandé qui il était. Le vieillard lui a mentionné qu'il était un fantôme. De plus, il a été condamné à errer dans cette cabane abandonnée, toutes les veillées du Jour de l'An, en espérant ardemment de secourir un voyageur en détresse. 

C'est la punition que Dieu lui a prescrite. Car, de son vivant, à cette même époque, il avait refusé d'accueillir un vagabond, un soir de mauvais temps hivernal. Au lever du jour, le lendemain matin, le pauvre malheureux était mort gelé devant la porte, enfoui dans la neige. 

Après une nuit passée au chaud, le jeune gaillard s'éveilla aux premières heures du jour, bien à l'abri, dans le fond de son traîneau. Le temps était revenu au calme et le cheval avait repris la route du retour.

Le jeune Hervieux, de son nom de famille, n'a jamais pu comprendre ce qui s'était vraiment passé, ce soir-là. Tout fut confusion et épais brouillard dans sa mémoire. Avait-il rêvé? 

Laissons tout simplement notre imagination broder notre propre conclusion.

Adapté et publié par Martine Pelletier (+ encore)



Légendes du Fleuve: Les Baleines endiablées

Un certain 24 juin, plusieurs familles de Rivière-Ouelle, rendues riches grâce à la pêche à la baleine, célébraient sur les rives du fleuve Saint-Laurent au terme d'une saison très fructueuse. 

Soudainement, au matin, après une nuit bien arrosée, des mains gigantesques firent irruption de la brume enveloppante et descendirent vers les fêtards qui restèrent ahuris avec une peur indescriptible au ventre. Certains croyaient dur comme fer que c'était des hallucinations suite à leur nuit de beuverie.

Effrayés, ils sautèrent sans attendre dans leurs barques, se croyant vraiment en sécurité. Quelle horreur lorsqu'ils s'aperçurent que les larges mains les repoussaient avec une immense force vers la rive! Tous durent se réfugier sans perdre de temps dans des maisons environnantes, avec la peur bien présente au ventre. 

C'est alors que les fêtards, déconcertés, virent une impressionnante vague s'abattre sur la rive et engloutir en l'espace de quelques instants seulement tous les ossements de baleines éparpillés sur la grève. 

De cette vague rugissant sur le rivage surgirent une centaine de baleines qui plongèrent dans le fleuve pour retourner dans les eaux protectrices du majestueux fleuve Saint-Laurent.

Ont-ils perdu le goût de la chasse en cette nuit fatidique? Il n'y a cependant aucune réponse à cette question. C'est à nous de laisser aller notre imagination à la dérive!

D'après Les légendes du Saint-Laurent

Adapté et publié par Martine Pelletier (+ encore)













J'aime ceux...

 


J'aime ceux qui portent leurs cicatrices avec dignité.

Ceux qui ont souffert et qui sourient encore.
Ceux qui ont perdu, mais qui essaient encore.
Ceux qui ont été maltraités, et qui sont restés gentils.
Ceux qui ont été déçus.
Et qui montrent toujours leur bon 💗.
Parce que ceux qui ont eu une vie plus dure deviennent souvent les plus belles personnes.
Antonio Curnetta

Note personnelle: Tout simplement, je lève mon chapeau aux gens qui restent eux-mêmes et qui n'ont eu rien de gratuit dans la vie. Ceux dont la réussite réside dans le 💗et non dans les billets de banque. Ce sont les plus formidables personnes à découvrir! J'en connais et je vais en connaître encore! C'est merveilleux!💛

Publié par Martine Pelletier
Photo: choix de Martine et libre de droits

Légendes Du Fleuve: Le Bonhomme Sept Heures




 La légende du Bonhomme Sept Heures veut que ce personnage, à moitié humain et à moitié maléfique, enlève les enfants qui, s'amusant à l'extérieur, auraient trop tardé à retourner chez eux avant qu'il ne soit 7 heures du soir. D'après la légende, ces enfants ne seraient jamais retrouvés.

Ce personnage maléfique qui hante les routes de campagne, les grottes profondes et les villages reculés est la version québécoise du croquemitaine ou du père Fouettard de certains pays d’Europe. Aux Etats-Unis, il porte le nom de Boogeyman et on entend parler de lui partout où il y a des enfants.


Entouré de mystère, le bonhomme Sept-Heures, que l’on représente parfois coiffé d’un chapeau noir et souvent sous les traits d’un affreux mendiant, porte en lui l’angoisse de la mort ainsi que la peur de la nuit. 

On dit que, le soir de la Toussaint, le bonhomme Sept-Heures, entrait dans les maisons pour y observer les vivants. Tous invisibles, le voleur d’enfants et ses serviteurs profitaient de ces visites pour choisir leurs victimes désobéissantes avec un grand soin. 


Le soir venu, lorsque les enfants avaient le malheur de prolonger leurs jeux extérieurs après sept heures, seul, le Bonhomme Sept Heures les volait pour en faire ses prisonniers. Peut-être qu'il les sermonnait parce qu'ils n'étaient pas très sages, pour ensuite les rendre à leurs parents en leur faisant promettre d'être plus dociles. Qui sait! Soyons indulgents! Permettons-nous de penser positif! Tout est possible dans les légendes! Il suffit d'avoir un peu d'imagination et d'y croire un peu👿 

D'après les Légendes Du Saint-Laurent

Écrit adapté et publié par Martine Pelletier (auteure)

Photos: libres de droits