mercredi 27 septembre 2023

J'ai vu une larme couler


 " J'ai vu une larme couler

J'ai demandé à l'oeil :
" Pourquoi pleures-tu?
Est-ce un amour?
Est-ce un ami?
Est-ce une promesse non tenue? "
L'oeil m'a répondu :
"Je pleure ce monde
Que le matérialisme inonde
Ce monde de ventrus
Où l'altruisme et la générosité n'existent plus
Ce monde où on est rassasié
De trahison et de méchanceté
Je pleure l'infidélité des proches et la malhonnêteté
Je pleure l'amour éphémère qui s'éteint avec rapidité
Je pleure l'indifférence de l’être cher.
Je pleure les désespérés qui se droguent pour oublier leurs soucis
Je pleure la haine et la jalousie
Je pleure ceux qui, clandestinement ,quittent leur pays
Je pleure les valeurs bafouées
Je pleure les femmes agressées
Je pleure le virus qui touche l'humanité
Et entrave le monde entier
Je pleure les 💗 durs , sans pitié
Je pleure l'absence de tendresse et de bonté
Le manque de cette main douce qui puisse m'essuyer... "
Valentino Riad
Publié par Martine Pelletier

vendredi 22 septembre 2023

Légendes du Fleuve: Le Fantôme de la Tempête


En ce temps-là… Il y avait un jeune homme qui était de retour de Montréal, il revenait de faire quelques emplettes à l'occasion du temps des Fêtes.

Pressé de revenir au bercail, il a eu la brillante idée de prendre un raccourci sur la glace du fleuve. Le vent se leva soudainement et il fut pris dans une effroyable tempête hivernale. Son vaillant cheval s'arrêta, car il était aveuglé par une poudrerie qui le clouait sur place. 

Il a pris la décision de chercher au plus vite un refuge en attendant la fin du mauvais temps.

Apercevant au loin une vieille maison, il s'empressa de descendre de son traîneau, sans oublier de recouvrir le dos de son cheval avec une couverture. Il se mit en route en direction de la vieille mansarde. Par curiosité, il regarda par la fenêtre qui était à moitié gelée, mais ne vit personne. 

Pourtant, un feu de bois était vraiment accueillant dans le vieux foyer fabriqué de pierres. Avec précaution, il ouvrit la porte et, sans faire de bruit, se dirigea vers une vieille bûche de bois pour s'asseoir et se réchauffer. 

En examinant bien les lieux, son regard s'est posé tout au fond de la pièce sombre, il vit un vieil homme esseulé, assis, sous des dizaines de têtes d'orignaux. Ce dernier, avec le visage hagard, le regardait, tout surpris de sa présence.

Avec politesse, le jeune intrus lui a fait ses excuses d’être entré sans invitation et lui a demandé qui il était. Le vieillard lui a mentionné qu'il était un fantôme. De plus, il a été condamné à errer dans cette cabane abandonnée, toutes les veillées du Jour de l'An, en espérant ardemment de secourir un voyageur en détresse. 

C'est la punition que Dieu lui a prescrite. Car, de son vivant, à cette même époque, il avait refusé d'accueillir un vagabond, un soir de mauvais temps hivernal. Au lever du jour, le lendemain matin, le pauvre malheureux était mort gelé devant la porte, enfoui dans la neige. 

Après une nuit passée au chaud, le jeune gaillard s'éveilla aux premières heures du jour, bien à l'abri, dans le fond de son traîneau. Le temps était revenu au calme et le cheval avait repris la route du retour.

Le jeune Hervieux, de son nom de famille, n'a jamais pu comprendre ce qui s'était vraiment passé, ce soir-là. Tout fut confusion et épais brouillard dans sa mémoire. Avait-il rêvé? 

Laissons tout simplement notre imagination broder notre propre conclusion.

Adapté et publié par Martine Pelletier (+ encore)



Légendes du Fleuve: Les Baleines endiablées

Un certain 24 juin, plusieurs familles de Rivière-Ouelle, rendues riches grâce à la pêche à la baleine, célébraient sur les rives du fleuve Saint-Laurent au terme d'une saison très fructueuse. 

Soudainement, au matin, après une nuit bien arrosée, des mains gigantesques firent irruption de la brume enveloppante et descendirent vers les fêtards qui restèrent ahuris avec une peur indescriptible au ventre. Certains croyaient dur comme fer que c'était des hallucinations suite à leur nuit de beuverie.

Effrayés, ils sautèrent sans attendre dans leurs barques, se croyant vraiment en sécurité. Quelle horreur lorsqu'ils s'aperçurent que les larges mains les repoussaient avec une immense force vers la rive! Tous durent se réfugier sans perdre de temps dans des maisons environnantes, avec la peur bien présente au ventre. 

C'est alors que les fêtards, déconcertés, virent une impressionnante vague s'abattre sur la rive et engloutir en l'espace de quelques instants seulement tous les ossements de baleines éparpillés sur la grève. 

De cette vague rugissant sur le rivage surgirent une centaine de baleines qui plongèrent dans le fleuve pour retourner dans les eaux protectrices du majestueux fleuve Saint-Laurent.

Ont-ils perdu le goût de la chasse en cette nuit fatidique? Il n'y a cependant aucune réponse à cette question. C'est à nous de laisser aller notre imagination à la dérive!

D'après Les légendes du Saint-Laurent

Adapté et publié par Martine Pelletier (+ encore)













J'aime ceux...

 


J'aime ceux qui portent leurs cicatrices avec dignité.

Ceux qui ont souffert et qui sourient encore.
Ceux qui ont perdu, mais qui essaient encore.
Ceux qui ont été maltraités, et qui sont restés gentils.
Ceux qui ont été déçus.
Et qui montrent toujours leur bon 💗.
Parce que ceux qui ont eu une vie plus dure deviennent souvent les plus belles personnes.
Antonio Curnetta

Note personnelle: Tout simplement, je lève mon chapeau aux gens qui restent eux-mêmes et qui n'ont eu rien de gratuit dans la vie. Ceux dont la réussite réside dans le 💗et non dans les billets de banque. Ce sont les plus formidables personnes à découvrir! J'en connais et je vais en connaître encore! C'est merveilleux!💛

Publié par Martine Pelletier
Photo: choix de Martine et libre de droits

Légendes Du Fleuve: Le Bonhomme Sept Heures




 La légende du Bonhomme Sept Heures veut que ce personnage, à moitié humain et à moitié maléfique, enlève les enfants qui, s'amusant à l'extérieur, auraient trop tardé à retourner chez eux avant qu'il ne soit 7 heures du soir. D'après la légende, ces enfants ne seraient jamais retrouvés.

Ce personnage maléfique qui hante les routes de campagne, les grottes profondes et les villages reculés est la version québécoise du croquemitaine ou du père Fouettard de certains pays d’Europe. Aux Etats-Unis, il porte le nom de Boogeyman et on entend parler de lui partout où il y a des enfants.


Entouré de mystère, le bonhomme Sept-Heures, que l’on représente parfois coiffé d’un chapeau noir et souvent sous les traits d’un affreux mendiant, porte en lui l’angoisse de la mort ainsi que la peur de la nuit. 

On dit que, le soir de la Toussaint, le bonhomme Sept-Heures, entrait dans les maisons pour y observer les vivants. Tous invisibles, le voleur d’enfants et ses serviteurs profitaient de ces visites pour choisir leurs victimes désobéissantes avec un grand soin. 


Le soir venu, lorsque les enfants avaient le malheur de prolonger leurs jeux extérieurs après sept heures, seul, le Bonhomme Sept Heures les volait pour en faire ses prisonniers. Peut-être qu'il les sermonnait parce qu'ils n'étaient pas très sages, pour ensuite les rendre à leurs parents en leur faisant promettre d'être plus dociles. Qui sait! Soyons indulgents! Permettons-nous de penser positif! Tout est possible dans les légendes! Il suffit d'avoir un peu d'imagination et d'y croire un peu👿 

D'après les Légendes Du Saint-Laurent

Écrit adapté et publié par Martine Pelletier (auteure)

Photos: libres de droits


mardi 19 septembre 2023

Notre coin de pays et ses légendes

Ah! Les légendes! Pour ma part, c'est un merveilleux souvenir de mes années d'enseignement. Si je voulais faire plaisir à mes élèves (10, 11 et 12 ans), je leur racontais une légende de notre sublime coin de pays.

Comme eux, j'étais subjuguée par ces récits régionaux tout droit sortis par enchantement de notre immense patrimoine historique. Comme ils aimaient le mystère les entourant lorsque, tout bonnement, je changeais ma voix pour entrer dans la peau des personnages de la légende choisie! Je m'amusais énormément.

J'entendais souvent: « Madame Martine, vas-tu nous raconter une légende vers la fin de l'après-midi, si on travaille bien? » Je leur répondais toujours par le oui, bien sûr. Et, croyez-le, je n'avais aucune difficulté à les faire avancer dans leurs apprentissages.

J'étais enchantée de les voir heureux. Ce sont de délicieux souvenirs bien gravés dans leur mémoire. Après toutes ces années passées, lorsque je les rencontre par hasard, ils me parlent encore, et avec un brin de nostalgie, de ces récits légendaires qu'ils racontent à leur tour à leurs enfants.

Contrairement aux contes qui ont bercé notre enfance: Il était une fois... Les légendes sont le résultat d'évènements et de faits réels arrivés dans une région définie, incorporant une prise de possession d'un peuple et de sa croyance. Les légendes font partie de notre folklore coloré et de notre identité bien vivante.


Par conséquent, chaque légende a débuté par un fait réel. Par la suite, elle a été transformée et enrichie au fil du temps par les dires des conteurs de l'époque. Naturellement, pour la rendre diversifiée et intéressante à entendre.

Plus on osait y incorporer des faits et de l'extraordinaire, on demandait qu'elle soit racontée encore et encore. Ce qui fait sa richesse aujourd'hui et ce qui lui a permis de se métamorphoser, c'est l'endroit où elle a pris racine.

Pour me rappeler ce temps merveilleux de mes belles années d'enseignement, c'est avec un immense bonheur que j'ai décidé de résumer ces légendes. 

Ma plume mystérieuse et mon encre magique vous les feront connaître afin de vous faire rêver à votre tour.

Publié par Martine Pelletier





lundi 18 septembre 2023

Vieux et seul

 


Je l'ai trouvé errant, sale, affamé, je l'ai caressé, il m'a suivi sans crainte.
Voilà mon chien, je suis son maître.
Je lui parle, il me lèche les mains en retour.
"On n'aura rien à manger demain, la pension est finie, il va falloir attendre ! "
Ce jour béni arrive, aligné avec d'autres retraités, le livret froissé par le temps, serré dans mes mains, attendant mon tour. Fido remue avec joie sa queue.
Il sait qu'aujourd'hui nous allons manger plus et un peu mieux.
C'est l'hiver pourtant. Ma maison sans feu est froide. Rester près de moi et me tenir chaud. Le début du printemps nous trouve unis pour remercier le soleil, tandis qu'une prière naît de mon cœur : Merci , Seigneur, pour avoir créé le chien ❤
Auteur inconnu
Publié par Martine Pelletier
Photo: libre de droits