Au bord d'une rivière, par un vent de malheur
Une chatte pleurait, la perte au fond du cœur
Ses petits imprudents, en jouant sur la rive
Étaient tous tombés dans l'eau trop vive
Une chatte pleurait, la perte au fond du cœur
Ses petits imprudents, en jouant sur la rive
Étaient tous tombés dans l'eau trop vive
Elle criait sa détresse au courant sans pitié
Tandis que ses petits sombraient épouvantés
Le vieux saule fléchi, touché par ses sanglots
Plongea ses longs rameaux au milieu des flots
Tandis que ses petits sombraient épouvantés
Le vieux saule fléchi, touché par ses sanglots
Plongea ses longs rameaux au milieu des flots
Accrochez-vous, petits, semblait dire l’écorce
Les chatons griffèrent le bois de toute leur force
L'arbre les ramena vers la terre, tout en douceur
Sous les yeux de la mère et du vent kidnappeur
Les chatons griffèrent le bois de toute leur force
L'arbre les ramena vers la terre, tout en douceur
Sous les yeux de la mère et du vent kidnappeur
Depuis ce jour mémorial, pour fêter ce miracle
Chaque fois que l'hiver amorce son spectacle
Le saule se décore au bout de chaque branche
De petits poils de duvet, de fourrure blanche
Chaque fois que l'hiver amorce son spectacle
Le saule se décore au bout de chaque branche
De petits poils de duvet, de fourrure blanche
Ce ne sont plus des feuilles, mais de tendres bourgeons
Que l'on nomme aujourd'hui poétiquement: les chatons.
Que l'on nomme aujourd'hui poétiquement: les chatons.
Publié par Martine Pelletier (+encore)

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