Dans le jardin de mes premières années
Où le temps n'était qu'une ronde de fleurs
Vous étiez là, ombres douces et feutrées
Petits complices de mes petits bonheurs
Oreilles dressées vers les secrets du vent
Nez frémissant au moindre souffle d'été
Vous grignotiez le trèfle bien sagement
Témoins muets de ma propre liberté
Je me souviens du velours de vos pelages
Gris comme l'aube ou blanc comme le lait
Héros fragiles de mes premiers voyages
Dans un enclos où le bonheur dormait
Les lapins de mon enfance se sont sauvés
Par-delà les haies et le temps qui s'enfuit
Mais, dans mon cœur, ils sont restés gravés
Gardiens d'un rêve éveillé pour toute la vie.
Merci cher oncle Benoit de m'avoir fait apprécier ces magnifiques petites créatures si douces durant ma tendre enfance.
Publié par Martine Pelletier

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