Le peigne s'était reposé, à quinze ans, bien inutile
Plus de vent dans les cheveux, adolescence immobile
Sur un dôme presque d'ivoire où le jour venait danser
Absence d'éclat, avec une grande frousse de se montrer
Plus de boucles, une ombre féminine qui quittait le rivage
Pour laisser place au visage, aux traits de mon paysage
Le regard des autres qui devient moquerie, presque malin
Comme un désert de tristesse qui devient noir chagrin
Plus de cachette derrière une parure, une chevelure
La personnalité, la force deviennent unique armature
C'est un défi à l'état pur, un combat de tous les instants
Dix hivers interminables qui défient le temps, les ans
Aujourd'hui, je suis fière d'avoir survécu sans crinière
Je regarde cette épreuve de la vie avec une vive lumière
Ma force de la vie est un magnifique galet poli par les années
Qui me permet d'aller encore plus haut, sans peur d'avancer.
Écrit et publié par Martine Pelletier (+encore)
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