Sur le rebord du soir, il préfère se poser
C'est une ombre d'ébène au regard d'acier
Grand messager aux plumes couleur de nuit
Il observe le monde autour sans faire de bruit
D'un coup d'aile agile, il fend le brouillard
Portant dans son vol un tout dernier regard
Complice du silence et du vent qui passe
Il laisse dans l'air une insouciance trace
Tu n'es pas le rossignol au chant envoûtant
Tu es pour moi le plus tendre des talismans
Compagnon des jours gris, complice du temps
Mon ami l'oiseau, ivre de liberté et bien vivant.
Publié par Martine Pelletier
