samedi 17 janvier 2026

Sur les rives du passé

Sur la grève déserte de mes saisons disparues

Je déambule discrètement vers mes mémoires
L'écume du présent vient caresser mes histoires
De mes matins d'enfance, des moments vécus

L'eau du fleuve est miroir d'ombre qui se dessine
Reflet argenté d'un rire ancien, d'un adieu glacé
Chaque galet poli par le mouvement des marées
Détient en son cœur une douce chanson divine

Le vent de l'est porte en lui des non-dits oubliés
Des voiliers disparus au large de tous mes regrets
Un amas de débris éparpillés, une épave de secrets
Parmi ces bois morts flottés de mes années passées

Ainsi, la rive est éphémère, la mer agitée et infidèle
Elle efface de ma mémoire les noms gravés jadis
Reste à peine l'arôme du sel comme seul bénéfice
D'avoir vécu le jour où l'aurore était vraiment belle.
Publié par Martine Pelletier (+ encore)







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