lundi 5 janvier 2026

L'enfance bord de mer

Le temps n’avait alors ni montre ni cadran
Il suivait le reflux d’un fleuve mille fois géant
Le matin s’éveillait au cri strident des goélands
Dans le sel et la brume, aux parfums d'autrefois
Nos pieds nus connaissaient le langage des galets
Le froid vif des flaques, l'abri des vieux rochers
Nous bâtissions des châteaux dignes de roitelets
Que les flots emportaient avec les grandes marées
La tête, le cœur exaltant de grands rêves, de folies
Nous guettions l'horizon comme un secret promis
Chaque vague apportait un vrai trésor d'Atlantide 
Un bois flotté, un caillou coloré, une moule vide
Quand le soleil sombrait dans les bras de la mer
Laissant sur nos peaux d'or un goût de vent marin
Nous ramenions la mer au creux de notre imaginaire
Pour l’entendre chanter jusqu’au début du petit matin.
Écrit, montage et publié par Martine Pelletier (+encore)








samedi 3 janvier 2026

Le Saint-Laurent hivernal

Le fleuve, ce géant de cristal, s'endort sous le frimas

Traînant ses blocs d'argent comme un lourd embarras

Le vent glace les flots d'un souffle incessant de janvier 

Tandis que le ciel grisâtre s'éteint, las, presque épuisé

Sur cet immense miroir d'argent, se mire une glace infinie

Tout l'espace, si vaste soit-il, se reflète en un rêve étoilé

Chaque souffle de vent, à nos oreilles, est une symphonie

Laissant sur la surface des traces mystérieuses, voilées

Vers le vieux quai solitaire où se fixent des éclats de givre

L'eau noire semble un texte au beau milieu d'un vieux livre

C'est alors que le courant ralentit son élan très audacieux

Pour bercer doucement le repos d'un hiver trop rigoureux

Ses vagues puissantes caressent froidement le rivage

Murmurant des secrets d'une force sans fin, infinie

Née d'un souffle secret d'écume, d'un éternel voyage

Du cœur gelé de la houle à la nuit noire endormie.

Écrit et publié par Martine Pelletier (+encore)





lundi 29 décembre 2025

Les Maîtres du Temps


Il ne connaît ni l'heure, ni l'amer prévoyance
Le chien qui, d'un regard, guérit la solitude

Il offre sans calcul sa totale allégeance
Faisant de la tendresse une douce habitude

Le chat, dans son sommeil, nous enseigne la trêve
Il s'étire au soleil, ignorant nos tourments
Il sait que le bonheur n'est pas au bout d'un rêve
Mais, niché tout entier dans l'instant présent

Ils ne gardent du temps ni rancœur ni blessure
Leur pardon est immédiat, leur accueil est un don
Ils ignorent l'orgueil, cette froide armure
N'attendent de nous qu'un geste, qu'un seul nom

Sagesse sans paroles, leçon de pure vérité
Nous montrant le cap quand nos cœurs sont en cage
Aimer sans condition, vivre avec grande humilité
Ainsi, trouver dans la paix le plus beau des voyages.

Une vidéo: des animaux nous convient à une grande leçon de vie.
C'est à voir… avec les yeux du cœur. 💗 Accueil, bonté et gratitude sont au rendez-vous.

 
Publié par Martine Pelletier

lundi 22 décembre 2025

La Famille: Au-delà du Nom

Dans quelle famille vivons-nous? Pouvons-nous dire que c'est vraiment beau la famille? Je l'avoue, c'est réellement une question à laquelle il est difficile de répondre. Famille unie ou désunie? Encore plus contrariante en ce temps des Fêtes qui bat son plein. Période inédite de partage d'amour familial? Mais pas pour toutes les familles. Et, c'est bien triste. 

Se taire, en parler ou faire semblant. J'ai décidé d'en parler. Peut-être pour mettre un baume et donner espoir aux personnes qui vivent sans le vouloir cette situation de famille désunie dans notre société actuelle. 

Pour ma part, une famille devrait se définir comme cette simple poésie:

Une famille, un ancre, un phare

Dans la tempête, elle est un bouclier

Chaque rire partagé, chaque moment rare,

Des liens invisibles qui ne peuvent pas cesser.

Nous sommes des branches, poussant vers différents cieux,

Et, nos racines s'enlacent dans le sol des mêmes jours heureux.

Que c'est triste de voir une famille désunie! Elle ressemble à un archipel d'îles autrefois reliées par des ponts, aujourd'hui balayées par le temps ou les tempêtes. Le silence est lourd, non apaisant. Chargé de non-dits, de jalousie, d'envie, d'aspect pécunier, de divergence de religion, de commérages, de médisance, de moquerie et souvent de menaces territoriales. 

Ce lien du sang, qui devrait être un ancrage, devient une chaîne ou pire encore, une totale absence. Les rencontres des Fêtes sont absentes ou réservées seulement à l'élite, à des clans… 

Sont exclus ceux qu'on surnomme les moutons noirs. Si on les invite, on joue l'indifférence polie car habituellement ces indésirables ont une forte personnalité ou sont trop faibles pour affronter la cohorte entière. De toute évidence, ça dérange. 

Ailleurs, on se croise comme des étrangers qui partagent les mêmes traits de visage et les mêmes souvenirs, mais plus le même langage. Pourtant, derrière cet éloignement, réside certes un deuil: celui de la famille idéale disparue. C'est cette évidence qui fait le plus mal à l'âme.

Se reconstruire en tant qu'individu loin de ce noyau brisé demande beaucoup de courage, de force, de détermination afin de poursuivre sa route, bien fréquemment dans l'interrogation, le désarroi et la grande solitude.

Apprenons à choisir sa propre famille de cœur. S'entourer de personnes qui nous apprécient à notre juste valeur. Accepter aussi que parfois, pour trouver la paix, il faut dénouer les liens plutôt que de s'épuiser à vouloir réparer ce qui ne veut plus tenir ensemble. 

S'entourer de ce qui est beau et vrai autour de nous, dans notre environnement. Avoir des passions et les mener jusqu'au bout avec une main de maître sans craindre d'être jugé.

À l'inverse, une famille totalement unie n'est pas celle qui n'affronte jamais de tempête, mais celle qui traverse chaque orage ensemble, main dans la main. C'est un cercle de confiance où les rires résonnent plus fort et où les fardeaux deviennent plus légers parce qu'ils sont partagés.

Dans une famille vraiment unie, le lien qui unit dépasse les mots. Il se lit dans les regards complices, se ressent dans les silences apaisés et s'exprime par un soutien sans faille. 

Qu'importe la distance ou le temps qui passe, la famille reste un port d'attache, un refuge précieux où l'on est aimé inconditionnellement pour ce que l'on est réellement. C'est un trésor inestimable, un ancrage et une immense fierté. 

Aux familles unies, je vous dis mille bravos de faire équipe dans le respect et l'amour dans la société actuelle où bien des valeurs sont bannies et rangées aux oubliettes. Je vous souhaite un magnifique temps des Fêtes, imprégné de paix, d'amour et de tendresse. 

Aux autres familles, je vous convie à naviguer sur des eaux plus calmes en ramant non à contre-courant mais ensemble vers le respect pour atteindre le port de l'harmonie familiale avant qu'il ne soit trop tard. 

La vie est bien trop courte pour ne pas s'aimer et se respecter ensemble. Je vous souhaite un temps des Fêtes imprégné d'authenticité et de véritable réflexion… 

En musique: La Famille (Marc Dupré) (vidéo ci-dessous)

Publié par Martine Pelletier (+encore)


dimanche 21 décembre 2025

Où est passée ma jeunesse?

Dites-moi, où sont-elles mes années jeunesse?

J'ai vu le clair-obscur apparaître dans la lumière

Ces décennies moroses qui annoncent la vieillesse

Emportant à flots ces étés débordant de hardiesse

Ça me chagrine ces retours insensés en arrière

De ne pouvoir dire non au temps, de le voir filer

Quand les jours passent, reviennent les souvenirs

Ils se transforment souvent en rêve d'autrefois

Comme des palais en ruine, absents de devenir

Je dois continuer à vivre un seul jour à la fois

Comme un fleuve tranquille, passent les années

Laissant au passage de basses et grandes marées

Sur le rivage les empreintes des épreuves traversées

J'ai sillonné de nombreuses routes de l'expérience

Très souvent, elles étaient grandement électrisantes

À la suite de batailles, sont nées de mes victoires

Préservées secrètement en sagesse dans ma mémoire

Malgré ces notes de nostalgie pour ce temps passé

Je continue d'avoir ce cri du cœur pour vivre et aimer.

Écrit et publié par Martine Pelletier (+encore)
Photo:libre de droits











samedi 20 décembre 2025

Nuit de miracle

Les vastes champs sont blancs et silencieux

Sans bruit, les alentours semblent douteux

Parfois, un loup esseulé hurle au coin d'un bois

L'hiver a fauché au sol toutes les floraisons

Le sol est dénudé, dans l'air plus de chansons

Le paysage à l'horizon nous laisse sans voix

Comme des fantômes, les arbres sont dépouillés

Que la nuit semble terrible pour nos amis ailés

Ils ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées

Des abris feuillus et chauds, ils en sont privés

Tremblants et inquiets, ils observent la Lune

Large et pâle, de disparaître, elle semble pressée

Parcourant la terre dénudée d'un regard diurne

Elle se dit qu'un miracle pourrait bien arriver

La nuit attendue de Noël pourrait tout changer

Voir passer devant moi un traîneau de bonheur

Serait certes pour moi un immense honneur

Je me dirais que cette nuit, brillerait une lueur

Qui se répandrait sur la terre dans tous les cœurs.

Écrit et publié par Martine Pelletier (+encore)





vendredi 19 décembre 2025

Lune de Minuit


Dans le ciel de pureté, luit un disque de givre,

La lune s'éveille, dans le silence elle se livre.

Sur les sapins inclinés sous un manteau de craie,

Elle pose doucement un baiser, un éclat de paix.


Le grand vent nordique se tait, tout est immobile,

Sous son œil nacré, tout devient plus fragile.

Joyau solitaire dans l'écrin du grand noir,

Elle guide l'errant vers le chemin de l'espoir.


Aucun bruit ne fait écho en cette nuit glacée,

Où toute la terre s'endort de blanc immaculé.

La Lune, reine de cristal au royaume du froid,

Veille sur le repos de ce monde qui flamboie.

Écrit et publié par Martine Pelletier (+encore)